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    Editorial du président

    Gérard LONGUET

    Sénateur de la Meuse

    Président des Meusiens de Paris

    L’hiver a été long et rude, mais il livre sa dernière bataille, tout au moins pour cette année. Devant nous, ces jours où la terre meusienne se pare en vert pour produire le meilleur d’elle-même. Vous me trouverez bucolique, lyrique à souhait, sans doute. Je parle aussi au figuré, car, au fur et à mesure que la Ligne à Grande Vitesse avance, traversant de part en part, presque en ligne droite, notre département, un formidable espoir surgit pour notre avenir. Oui, cette ligne à grande vitesse, c’est la vie qui jaillit chez nous. D’un seul coup, une grande partie de notre territoire redevient attractive pour les entreprises. Comme si, d’un seul coup aussi, la Meuse se rapprochait de Paris, de Metz ou Nancy, de Strasbourg, du cœur de l’Europe. La Meuse reprend son destin en mains ; elle se donne les moyens de tenir sa place dans la compétition impitoyable que nous connaissons depuis longtemps.

    Les Meusiens de Paris ne démentiront pas mon enthousiasme, eux dont les allers-retours vers nos villes et nos villages s’en trouveront grandement facilités. Je le disais bien : c’est le printemps de la Meuse. A nous d’en faire croître et multiplier les fruits.

    A Verdun, les commémorations du 90e anniversaire de la bataille ont commencé. Elles culmineront en juin avec la visite du Président de la République. J’y reviendrai, bien sûr. M’associant à l’hommage national et international aux combattants de la grande guerre, je voudrais à l’instant que l’on n’oublie pas le sacrifice des Meusiens. Ils ont, eux aussi, droit à une éclatante reconnaissance pour leur courage, leur travail, leur abnégation et leur ardeur à faire revivre leur pays meurtri, ravagé par ce qui restera comme l’une des batailles les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité. C’est cela le printemps de la Meuse, ce pays où l’on ne jette jamais l’éponge.